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Communiqué de presse – Pendant que nous sommes confinés…

COMMUNIQUE DE PRESSE : Eau & Rivières de Bretagne – AAPPMA de l’Elorn – Bretagne Vivante

Malgré la pression associative et citoyenne, le projet de méthaniseur et d’extension d’élevage à Commana poursuit sa route. GRDF et l’éleveur travaillent activement sur le tracé d’un gazoduc. Nos associations, Eau & Rivières de Bretagne, AAPPMA de l’Elorn et Bretagne vivante, siégeant toutes trois à la Commission locale de l’eau de l’Elorn, demandent l’arrêt immédiat de ce projet.

Le projet
Fin 2019, à Brest comme ailleurs, on a vu fleurir sur les abribus et panneaux publicitaires, une campagne signée GRDF vantant le #LeGazVertLavenir. « C’est ici que le gaz a décidé de passer au vert ». Du vert et du local, magique me direz-vous ?
Manquait au verso de ces panneaux ce qui se cache derrière cette opération de communication, à savoir pour les nord-finistériens un projet de méthaniseur et d’extension de l’élevage du Gaec Tourmel à Commana, en plein cœur des Monts d’Arrée. Face à la pression associative et citoyenne, le Préfet avait, en juin dernier, basculé l’extension d’élevage dans une autre procédure administrative avec évaluation environnementale et enquête publique.
Soumis à déclaration par un simple formulaire administratif et ayant obtenu un permis de construire, rien ne semble néanmoins s’opposer à la réalisation du méthaniseur dont les (in)digestats seraient en partie épandus en amont du Lac du Drennec, ressource vitale pour l’alimentation en eau potable de 350.000 habitants !
Les décideurs ont pris le risque énorme de laisser s’implanter un projet qui remet en cause la reconquête de la qualité des eaux engagée depuis plusieurs années sur le bassin versant du Lac du Drennec.
Rappelons qu’en 2 ans, le Finistère a eu à déplorer 30 pollutions graves d’origine agricole. On imagine les conséquences d’une pollution « accidentelle » sur cette zone de sources, en amont immédiat du lac.
Prendre ce risque sur un site aussi sensible et stratégique est insensé et incompréhensible. Le mouvement associatif saura s’en souvenir si l’on devait déplorer un « accident ».

L’éleveur et GRDF travaillent activement au tracé d’un gazoduc.
A l’heure actuelle, l’éleveur et GRDF travaillent activement au tracé d’un gazoduc qui partira du méthaniseur. Alors que tous les documents officiels à notre disposition évoquent la cogénération, il serait donc désormais question d’injection de gaz dans le réseau ! Les municipalités concernées par le tracé (anciennes et nouvelles) sont consultées avec insistance mais, à notre connaissance, aucun document officiel (déclaration auprès des services de l’État, permis de construire) n’atteste de la nouvelle orientation de ce méthaniseur.
Les pièces de ce projet de ferme-usine se mettent en place dans le plus grand flou et il est évidemment à craindre que la réalisation de tels travaux conditionnent favorablement la suite du projet. Or autoriser un projet de cette envergure au cœur d’un environnement sensible ferait peser un risque inacceptable sur le château d’eau des Finistériens !
Nos associations dénoncent l’opacité de ce projet à géométrie variable et demandent à ce qu’il soit clarifier. Dans cette attente, tous les travaux doivent être immédiatement suspendus.

Contacts presse :
– Eau & Rivières de Bretagne : Mickaël Raguénès, 06.79.12.85.59
– AAPPMA de l’Elorn : Jean-Yves Kermarrec, 06.12.26.27.62
– Bretagne vivante : Jean-Pierre Le Gall

Un héritage empoisonné

Le dimanche 9 février à BOTMEUR (salle Fanche Abgrall) à 17h aura lieu
la projection du film documentaire « Un héritage empoisonné » en présence
de la réalisatrice Isabelle Masson-Loodts, ainsi qu’un infotour et
discussion autour de l’opposition au projet d’enfouissement de déchets
nucléaire (Cigéo) à Bure.
Il y aura un stand avec de la documentation et des livres traitant du
nucléaire, des questions énergétiques et des luttes.Venez nombreuses et nombreux !
Entrée libre17h
Projection du film « Un héritage empoisonné » (57min)
puis infotour et discussion autour de l’opposition au projet
d’enfouissement de déchets nucléaire (Cigéo) à Bure.
repas à prix libre

Synopsis du film:
Des poisons de 14-18 aux déchets nucléaires : au fil d’une enquête sur
l’héritage toxique de la Grande Guerre, se dessine une mise en
perspective (d)étonnante. Dans les années 1920, la Belgique et la France
se sont débarrassés des rebuts chimiques du conflit dans des territoires
défavorisés. L’opposition des populations locales a été balayée par
l’urgence des décisions et par les pressions exercées par les lobbies
industriels et agricoles. L’actualité révèle que le déni des craintes
exprimées à l’époque a favorisé un oubli délétère. Les habitants du nord
du département de la Meuse subissent encore aujourd’hui les conséquences
de l’amnésie qui a entouré la pollution de leurs terres. Or 100
kilomètres plus au sud, à Bure, d’autres citoyens luttent contre un
projet de poubelle nucléaire. Alors qu’un siècle a suffi pour faire
oublier le danger des pollutions héritées de 14-18, notre mémoire
permettra-t-elle de préserver les générations futures de déchets qui
resteront dangereux pour plusieurs millénaires ?

Quelques mots de la réalisatrice Isabelle Masson-Loodts : A Bure
aujourd’hui comme à Muzeray hier, tous les ingrédients de l’oubli
semblent réunis. Bien que ce film soit intimement lié à l’actualité, je
veux faire en sorte qu’il s’en détache pour offrir l’occasion d’une
réflexion plus large : il y a un siècle s’est ouverte une nouvelle ère,
celle de la production de déchets dont les effets délétères se
prolongent sur des périodes dépassant la durée de vie humaine, et même
celle de nos sociétés. En s’attachant à la question de leur mémoire, ce
film est un appel à l’humilité et à l’honnêteté.

Bulletin n°4 Eau et Rivières de Bretagne: EOG janvier-février 2020

Bulletin n°4 EOG janvier-février 2020 (Eau et Rivières de Bretagne)

Commana. La ferme usine fait des vagues

LE TELEGRAMME – le 27 juin 2019 à 17h40

Commana. La ferme usine fait des vagues

Le projet d’extension de l’exploitation agricole, qui portera de 140 à 400 vaches laitières, suscite la polémique.
Un projet de ferme usine de 400 vaches, dans la commune de Commana, à proximité du lac du Drennec, qui fournit de l’eau à 350 000 Finistériens, a provoqué une levée de boucliers du côté des associations environnementales. Elles appellent à une manifestation dimanche. Quant au porteur du projet, il s’engage à prendre les mesures « afin de garantir la totale fiabilité de ses infrastructures ».

À Commana, petite commune du Parc d’Armorique, un projet d’extension d’une exploitation agricole, porté par le Gaec Tourmel, suscite la polémique. Ce projet qui portera de 140 à 400 vaches laitières, le troupeau est jugé complètement démesuré par les associations environnementales. « Nous sommes dans une zone très fragile, proche du lac du Drennec. Cette retenue d’étiage permet à deux stations de pompage de fonctionner sur l’Elorn qui fournit un tiers de l’eau potable consommée dans notre département, explique Jean-Yves Kermarrec, de l’association de pêche et de protection du milieu aquatique (APPMA) de l’Elorn. 350 000 Finistériens, dont les habitants de Brest Métropole, sont directement concernés par ce projet qui pourrait compromettre sérieusement la qualité de l’eau ».

Le projet prévoit la stabulation des animaux sur caillebotis dans des bâtiments. Les déjections des animaux seraient ensuite déversées dans un méthaniseur construit sur l’exploitation. « Nous nous méfions des grosses unités de méthanisation. À chaque fois, l’exploitant est obligé d’accepter d’autres matières venues d’on ne sait où. Comme des boues de stations d’épuration ou d’autres matières organiques produites par l’industrie agroalimentaire », complète Gérard Borvon, ancien enseignant à l’UBO et militant écologiste. Les digestats seraient ensuite épandus sur les terres du Gaec, en bordure du Mougau, qui, avec l’Elorn, alimente le lac du Drennec en eau ». Selon les opposants au projet, la couche de terre végétale n’est pas très épaisse sur ces terres qui présentent aussi une forte déclivité et un fort ruissellement.

Zone protégée

Il y a quelques années, les associations ont poussé à la roue pour qu’un périmètre de protection soit instauré autour du lac, plan d’eau aussi fragile que stratégique. « Rien n’a été fait. Alors que nous sommes en zone vulnérable nitrate, en zone d’action renforcée, en zone Natura 2000 et en plein cœur du Parc d’Armorique. Ce projet est une ineptie », poursuit Jean-Yves Kermarrec. Comment peut-on faire passer l’intérêt d’un seul éleveur avant l’intérêt commun de plus de 350 000 Finistériens. Je ne comprends pas ».

Le 14 juin, a été close la consultation sur internet concernant ce projet. Comme il n’excède pas 400 vaches, une autorisation du préfet n’est pas nécessaire. Une simple déclaration suffit. « Toutefois, le préfet a toute latitude pour faire passer ce dossier sensible en autorisation. C’est ce que nous demandons aujourd’hui ».

Le syndicat de l’Elorn inquiet

Même point de vue au syndicat de bassin de l’Elorn. Son président, François Grosjean a expédié un courrier au préfet, au nom de la Commission locale de l’eau. Il estime que les délais de la procédure étaient trop courts pour pouvoir réagir normalement. Le directeur du syndicat, Philippe Masquelier, explique que la retenue du Drennec est vraiment très sensible. « La localisation de l’exploitation en amont du lac d’étiage est problématique. Nous demandons que soit lancée une procédure d’autorisation avec enquête publique. Il faut requalifier ce dossier ». Kevin Faure, conseiller départemental du Finistère (Brest 1) estime que le dossier ne permet pas d’évaluer clairement les futurs impacts. Il pointe du doigt, l’absence de plan d’épandage.

Ce n’est pas tout, au début du mois, le conseil municipal de Commana a donné un avis consultatif négatif sur ce projet.

Ces derniers jours, le porteur de ce projet a organisé une réunion d’information à Commana. Une centaine de personnes y ont assisté. Défendant son projet, l’agriculteur s’est engagé à doubler les bacs de rétention autour du méthaniseur afin de garantir la totale fiabilité de ses infrastructures.

Les opposants au projet (Bretagne Vivante, Eau et Rivières de Bretagne, APPMA Elorn, Force 5, groupe mammologique breton, SeauS et Vivre dans les Monts d’Arrée) ne désarment pas. Dimanche à partir de 15 h ils organisent une manifestation place du Champ de foire à Commana.

 

 

 

Brennilis 23-24 Avril- Arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire

Brennilis-23-avril

Brennilis, 30e anniversiare de la catastrophe de Tchernobyl

Samedi 23 avril 2016

Programme :

Buvette et restauration sur place à la salle polyvalente de Brennilis, stands des associations, vente des oeufs « pissanki » au profit de l’association Enfants Tchernobyl. http://www.lesenfantsdetchernobyl.fr

A la salle polyvalente de Brennilis

10 h Mona et Michel Hugot de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus nous présentera leur film réalisé en 2015 sur le laboratoire Belrad créé par Vassily Nesterenko au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl (20 mn) et répondra à vos questions sur la situation dans les territoires contaminés par la catastrophe de Tchernobyl.

Le magnifique livre de photographies « Tchernobyl for ever » sera en vente. http://enfants-tchernobyl-belarus.org

14 h Roland de Penanros de l’Université Européenne de la Paix présentera la situation du nucléaire militaire et Alain Rivat de Stop nucléaire 56 en fera le lien avec le nucléaire civil. Il parlera de la nécessité de se mobiliser pour un arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire.

Dès 15h45 Mise en place du cortège pour se rendre à la centrale de Brennilis. En tête de cortège, la stèle à l’irradié inconnu.

17 h Projection d’un extrait du film « Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre » (20 mn) suivi de l’intervention d’Annie-Thebaud-Mony, directrice de recherches à l’INSERM et de Michel Marzin, ancien technicien de la centrale de Brennilis.

Clôture de cette journée par un fest-noz à prix libre : Les Arriérés, Bodériou/Le Hir, Boest an Diaoul, Coadou/Le Moigne, Chuchumuchu, Douar Hud, Herrou/Mayor, Le Goff/Gouez, Mathilde Bodériou, Paotred ar Riwall, Quéré/Hervé, Re an Are, Robic/Pérennes, Tri an Ifern

Brennilis-Fest-noz-melen

Dimanche 24 avril 2016

11h Départ de la vélorution à Crozon (ancienne gare) pour une arrivée devant la base de l’Ile au Longue.

Pique-nique au port du Fret

A partager sur le réseau FB : https://www.facebook.com/events/230931383921172/

 

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Stop Tafta

stoptafta

Les compteurs « LINKY »

  • Vendredi 25 mars, à 19 h 30 à Huelgoat

    Soirée « Linky »

    au Centre d’accueil et de Loisirs (C.A.L.), route de Berrien

    Diffusion d’ un montage de différentes vidéos expliquant les principaux problèmes posés par les compteurs communicants.

    Le film sera suivi d’un débat, en présence d’un électricien : Marc Mazéas.

Vivre dans les monts d’Arrée, Bevañ e menez Are, C.A.L., route de Berrien 29690 Huelgoat.
vimonda@laposte.nethttps://bevanemenezare.wordpress.com/